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CRAP'N'DiNE <3
Laisse Faire, RAPHAEL

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1 Laisse Faire, RAPHAEL
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2 Ich Hasse Dich, Killerpilze
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3 La Bombe Humaine, TELEPHONE
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x Photographier # Musique # Ecrire. #Pour Briser en Mille Miettes les Bras Tendres de Morphée

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# Posté le mardi 13 novembre 2007 14:51

Modifié le mardi 15 avril 2008 12:16

MP3 : Hôtel de l'Univers / Laisse Faire, RAPHAEL

Hôtel de l'Univers / Laisse Faire, RAPHAEL

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  • Titre : Laisse Faire, RAPHAEL
  • Album : Hôtel de l'Univers
  • Année : 2008

Paroles :

Laisse Faire
RAPHAEL


Le temps de faire son nid. le temps d'y voir un peu plus clair. il fera déjà nuit. on pourra plier nos affaires. le vent souffle toujours. et puisqu'on est devenu sourd. puisqu'on n'a rien à faire. que c'est déjà l'hiver.

O mon amour, ô mon amour.

on cherche les vivants. et déjà on croit tout comprendre. regarde le pont se fendre. on n'a pas trop le temps.

O mon amour, ô mon amour.

Laisse faire laisse faire laisse faire.

et autour de la table. tu vois il reste encore une place.pour celui qui a peur. pour celui qui a peur

on l'a déjà appris. on a déjà un goût amer. qu'on est seul dans cette vie. et loin du paradis

O mon amour, ô mon amour.

on n'aura plus besoin. de cette corde qui nous tient. loin de nos lits de fer. nos mémoires dans la pierre.

O mon amour, ô mon amour.

Laisse faire laisse faire laisse faire.




# Posté le samedi 17 novembre 2007 15:20

Modifié le mardi 15 avril 2008 09:52

Texte inspiré par : *

# Texte par Crapaudine P e r d u e __ c e t t e __N u i t



L'orage grondait au-dehors. Si fort, que l'on pouvait sentir frémir le sol humidifié par la pluie sous nos pieds. Le grondement régulier se mêlait à l'impact des gouttes sur les chemins bouillant. Dans la nuit tombante, quelques éclairs s'y perdaient, apportant une brève vue sur les rues désertes et sombres à cette heure tardive. Seul un petit studio restait éclairé... Une légère mélodie ravivait la nuit. Le piano cessait parfois, pour recommencer après une courte pause. Cette musique luttait, luttait contre le désespoir...

À ce même instant, il était posté devant son grand piano. Il jouait comme jamais, pour elle... Ce soir n'était pas un jour comme les autres, ce soir, il avait un public, conséquent. Tandis que ses doigts taquinaient les touches bicolores du clavier, son esprit, lui, était ailleurs, si loin de cette salle de spectacle. Avec elle, sûrement. Elle, c'était la seule à savoir.

Elle jouait ses partitions à lui, malgré la pluie battante. La faible ampoule duminuscule studio vide brillait au plafond. Les gouttes d'eau s'écrasaient sur la vitre. Elle n'y prêtait pas attention, elle jouait pour lui. Quelques larmes s'ajoutèrent à la partition. C'était si idiot mais s'était trop tard. Elle le savait.

Les dernières notes résonnèrent dans la salle. C'était fini. Les applaudissements crépitaient. Il sourit, un sourire reconnaissant, celui qu'on utilise que pour les grandes occasions. C'était la fin, est-ce suffisant pour justifier ce sourire sorti du c½ur ?

Elle haussa naïvement les épaules tandis que 22h sonnait. C'était fini... Elle fronça les sourcils pour se plonger au profond de ses pensées. Qu'allait-elle devenir ? Elle se sentait si égoïste de parler de « je » alors que lui en avait tant besoin. Elle baissa la tête et fixa les touches de ce grand piano, son piano...

Il leva les yeux au ciel en sortant de la salle. La nuit était plongée dans un sombre bleu, il pleuvait. Il ne l'avait même pas remarqué. Il toussota dans son mouchoir qu'il gardait toujours en main, étouffant ainsi sa toux. Si seulement ce n'était qu'une toux ?

C'était l'heure. 23H tapante, elle attendait sagement assise devant le piano devenu silencieux. L'orage était trop loin, seul le bruit de la pluie brisait le silence.

Le moteur assourdissant de la voiture écorchait les oreilles de son conducteur. Tant pis, il continuera à pied. Il gara la voiture au contrebas. La ville était silencieuse à cette heure tardive. Malgré la pluie, il avançait d'un pas pressé, essayant, de temps en temps, de décrypter l'heure sur sa montre. Sa gorge lui serrait. Il ne pensait à rien. Même pas à elle, qui,d'habitude envahissait sa conscience avait disparu.

Non, ce n'était pas normal. Il était en retard. Et si... non, il va bien. Son regard forci. Elle fixait l'horloge suspendue au mur. Aguichant le do de son clavier.

La clef crissa dans la serrure. La porte du studio céda. Il avança d'un pas anxieux. L'ampoule luisait. Le silence était pesant. Il avança... Et la découvrit endormi sur le piano. La scène était attendrissante, un sourire captura ses lèvres écorchées, le dernier. Seulement, sa quinte de toux reprit à ce moment. Il savait...

Elle fut réveillée par le bruit. Il était là, mais au lieu de lui offrir son plus beau sourire, il toussait à en cracher ses poumons. A ce moment, elle aurait voulu s'envoler loin, très loin d'ici, elle aurait voulu pleurer, pleurer les larmes les plus amères et salées qu'il puisse, elle... Mais non, elle savait, elle l'attrapa par le bras et le serra très fort dans son étreinte. Si fort, pour qu'il ne parte pas, mais contre elle, c'était impossible.

Peut-on lutter contre la Mort ? Non... Il s'étendit sur le sol froid. Elle agrippait toujours son cou. Il ferma les yeux, et entre deux quinte, lui murmura les paroles les plus douces.

Ils savaient.

Il s'étouffait avec son sang. La maladie avait gagné la bataille, mais pas la guerre, puisque sa plus belle victoire au monde était à ces côtés. Il était temps.

« Papa... »

Elle n'avait que 13 ans et pourtant son père était mort devant ses yeux azur, les mêmes que lui. Son père, c'était son bonheur. Elle n'avait jamais eut de mère. Elle avait grandi avec son papa. Elle le suivait partout. Celui-ci lui avait transmis la passion du piano. Elle jouait pour lui faire plaisir, elle aimait lui faire plaisir.

On se rattache facilement au peu qu'on a.

Mais si ce peu disparaît, que faire ? Une fois de plus, elle haussa les épaules à cette vie. Le petit studio d'artiste devint angoissant. Il n'était plus là pour la protéger. Elle se sentit trahie et abandonnée. Elle lui en voulait d'être parti sans elle, sans sa fille chérie.

Que faire ?

Elle secoua la tête. Ce n'était qu'un rêve, c'était obligé. Mais, au lieu de se réveiller, la pluie redoubla.

Je crois même qu'il grêle...

Il ne s'en sortira pas ainsi. Non. Il devait s'en doutait. Jamais elle ne le laisserait seul. Sa réalité s'était envolé avec lui. Tant pis. Il faut juste la rattraper.

« Aujourd'hui c'est lui, demain c'est moi. »

13ans, c'est tôt. Oui mais 13 années ont suffi. Le bonheur est éphémère. Il ne dure qu'un temps. Comme elle. Souviens-toi.

Elle était perdue dans la nuit sombre. Perdue cette Nuit...




 Texte inspiré par : *

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 09:21

Modifié le dimanche 31 août 2008 09:59

Ombre d'Amouur.

# Texte par Crapaudine A v i s e r __ l e __R ê v e


L'homme au courage de fer hissa la belle jeune fille sur son cheval noble. Et, dans un élan adroit, le chevalier emmena sa princesse, loin, très loin, jusqu'à la mer. On ne les revit jamais.

Fin.


La fillette souffla bruyamment exprimant son mépris. Comme si la vie était aussi... parfaite ? Non, sûrement pas.

« Houna » appela son grand père de la cuisine.

C'était les vacances, celles d'été. Houna était alors âgée de neuf années.

Et la fillette à la chevelure de miel disparu dans le couloir, abandonnant la bibliothèque et ses écrits pesants pour...

« J'ai fait des crêpes. Choco ou sucre? » proposa le vieillard.
« Euh... Une choco et une au sucre s'il te plait papi Socrate» demanda Houna avec des yeux larmoyant, ce qui fit rire le vieil homme.

Qu'est-ce qu'elle l'appréciait son papi Socrate. La fillette séjournait toujours chez lui durant les vacances. Parce qu'avec les anecdotes de jeunesse du grand-père, la petite oubliait... Tous.

À vrai dire, ce n'était pas la joie à la maison, même pour une enfant de neuf ans.

(...)

« Comment elle était Mamie ? »

Le grand-père sourit.

Ils étaient deux, faces à une tombe fleurie. Pourquoi y a-t-il des fleurs sur la dalle des tombes ?
Honorer ses habitants et raviver le monotone des lieux.

Le grand-père Socrate raconta les douze bougies de sa fille, ou « maman » pour Houna. Le vieillard souriait de son sourire si précieux. La fillette, attentive, captait le moindre détail. Il est vrai que « papi » retraçait bien les histoires, c'est normal, il était journaliste, désormais retraité.

« Papi Socrate » se faisait vieux.

(...)

Houna scrutait l'immensité de l'horizon, sans raison propre. Elle traversait le champ jauni par le dernier rayon ardent du soleil. Non pas en courant comme à son habitude.

Enfin, c'était autrefois.

Dix ans, dix longues et pénibles années qu'elle n'avait pas revu la campagne de son enfance. Elle avait oublié le parfum floral des champs –rosis à l'été- et cette maisonnette, la chaumière de ses vacances. Houna n'était plus une fillette. La gamine d'antan avait belle et bien disparu, enfoui sous l'orgueil. Ses cheveux avaient gardé leur teinte miel et on se perdrait bien dans son regard.

S
inon, Houna était devenu très superficielle.

Ses parents avaient fini par se séparaient. La peine lui gonflait le c½ur. Alors elle voulut tout recommencer du début. Abandonné sa famille, son grand-père Socrate s'il le faut.

L
e bonheur nous fait courir à travers le vaste champ qu'est la vie.

Elle avait opté pour l'autonomie et l'internat. Elle ne voulait plus jamais les revoir, eux, ses parents. Elle s'est éloignée de chez elle pour ne plus jamais revenir sur ses pas.

Et « papi Socrate » ?
Son sourire s'est fait la belle au coin du champ. Son sourire a rejoint d'autres lèvres moins rêches.
Le pauvre en est mort.

(...)

La tombe était désormais abandonnée et la mauvaise herbe avait remplacé les roses. Houna sortit une cigarette pour la consumer, ici, fasse à lui.

« Papi »

Ses mots étaient sortis tout seul entre deux bouffés.

Elle ne pleurait pas, son maquillage ne coulera jamais, elle se l'était jurer.

Ses bons souvenirs lui revinrent en tête. Elle souriait. Le même sourire que son « papi Socrate »...

Mais après tout, il avait rejoint sa bien aimé de toujours, « mamie ».

« La mort doit être un beau voyage puisque personne n'en est jamais revenu »

Le grand-père répétait toujours ça à sa Houna, pour qu'elle ne soit pas triste pour la grand-mère.

Houna sourit à nouveau.

La jeune femme jeta le mégot de cigarette au loin. Et une autre vient la remplacer.

« Toi, t'es comme la vie, longue et dégueulasse » monologua Houna.

La cigarette ne répondit pas, alors elle se consuma.

« Et si je me retrouvais sous la dalle et la croix dans le dos ?»

La fille aux cheveux dorés s'entendit de tout son long au-devant de la tombe, au milieu du funeste lieu.

Il faisait déjà nuit, le sommeil l'avala.

(...)

Elle rêvait.
Elle rêvait de bonheur. Elle rêvait d'un amour éternel. Elle rêvait d'une belle famille. Elle rêvait d'enfant. Elle rêvait de journalisme. Elle rêvait de demain. Un rêve tumultueux comme la mer, un rêve hanté comme ce cimetière, un rêve doucereux comme ses souvenirs, un rêve vaporeux comme les nuages.

Son erreur était peut-être de rêver sa vie et de ne point la vivre comme un rêve.

Peut-être?

En attendant, Houna rêve.

Et demain ? Elle avisera.

Houna sait aviser.


Ombre d'Amouur.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 15:40

Modifié le dimanche 31 août 2008 10:06

Extrait ; J'aime le piano, ce clavier musical

Extrait ; J'aime le piano, ce clavier musical
Elle osa s'installer sur le long tabouret de cuire noir. Elle soupira du bonheur de cette sensation, cette excitation de jouer dans quelques dixièmes de seconde. Les phalanges lui démangèrent soudainement. Et ces dixièmes de seconde devinrent infinis. Ses doigts s'aventurèrent dans ces reliefs bicolores. Elle sentit une légère mélodie survoler son esprit comme une douce berceuse que l'on vous chantait pour égaler Morphée. Ses mains – jusqu'à présent inanimées- prirent vie et explorèrent la jungle musicale, du do jusqu'au si. Le son était retenu du bout des doigts. Le battement régulier de son c½ur rythmait son envie. La musique déborda, traversa les longues cordes de l'instrument. Les touches vibrèrent sous la pression pesante du doigté de la jeune pianiste. Les notes s'échappèrent, s'envolèrent, s'enchaînèrent. Au-delà. Ça semblait pourtant être illusion, que l'on saisit entre deux nuages.
Le son résonne, il s'envole...
Puis il retombe en virevoltant, comme les feuilles à l'automne.
Texte par Crapaudine

# Posté le vendredi 08 février 2008 15:06

Modifié le dimanche 31 août 2008 10:04